SPIPOG
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L’histoire de la création de mon premier site

dimanche 29 juillet 2007, par


J’appelle ce site "Spipog" car il traite de l’utilisation de SPIP sur Ouvaton avec Gandi :

SPIPOG = SPIP + O(uvaton) + G(andi)

Pour l’instant, le "G" est plutôt superflu, car mes sites fonctionnent sans nom de domaine Gandi (je ne sais pas encore bien utilisé un nom de domaine).

Ce site contient surtout l’article ci-présent. J’allais mettre cet article en page d’accueil pour qu’il soit lu par le robot Googlebot (quand le robot vient sur un site les premières fois, il ne relève que la première page), mais j’ai finalement mis sur la page d’accueil juste le plan du site.


C’est l’histoire d’un site

Ceci est l’histoire de la création de mon premier site web.

Nicolas Riou, un spécialiste français de la publicité, a écrit en 2001 un petit livre intitulé "Comment j’ai foiré ma start-up". Je pourrais appeler cet article "Comment j’ai foiré ma création d’un site web".

Le processus de création de mon site a duré plus de deux ans. A la fin j’ai réussi. Mais quand j’étais bloqué, et je regardais la pléthore des sites existants, chacun plus beau que l’autre, je déprimais. Comment pouvais-je être aussi nul ?

En fin de compte, je pense que mon cas est assez répandu. L’informatique d’aujourd’hui est une jungle. Les aides en ligne, même les mieux intentionnés, oublient systématiquement de vous transmettre la petite information dont vous avez le plus besoin.

Vous devez vous débrouiller seul devant l’écran, lutter, surmonter la rage et la frustration, et refuser de baisser les bras. Pendant longtemps il me manquait cette détermination. Je trouvais que j’avais mieux à faire que de rester des journées entières scotché à mon ordinateur. J’ai finalement compris qu’il fallait bien passer par là.

Maintenant je sais faire un minimum de choses. Mais qu’est-ce que j’ai galéré ! Je raconte mon histoire dans l’espoir que d’autres puissent apprendre de mes erreurs.


Inscription chez Ouvaton et création d’un espace web

J’ai décidé de créer un site au mois de janvier 2005. Des amis m’ont conseillé d’acheter de l’espace sur le serveur coopératif Ouvaton, de créer mon site avec le logiciel gratuit SPIP, et d’acheter un nom de domaine chez Gandi.

J’ai acheté une "plaque de base" sur Ouvaton le 12 février 2005. Je suis allé sur le site de Gandi, et j’ai acheté le 1 mars 2005 un nom de domaine.

Il fallait ensuite créer un espace web. J’ai eu du mal à comprendre la documentation d’Ouvaton, qui à l’époque parlait de création d’un "domaine dont vous être propriétaire" et d’un "sous-domaine d’ouvaton.org". J’avais déjà acheté un nom de domaine, mais ne sachant pas encore l’utiliser, j’ai créé plutôt un sous-domaine : "monsite.ouvaton.org". La divine surprise était de découvrir par la suite que cela suffisait comme espace web. Pour faire fonctionner un site on n’a absolument pas besoin d’un nom de domaine, acheté chez Gandi ou ailleurs !

Ayant créé un espace web sur le serveur, je m’apprêtais à installer SPIP dans cet espace.


Téléchargement et décompression de SPIP

Je suis allé sur le site du SPIP, où j’ai trouvé la documentation concernant l’installation. J’ai imprimé le document intitulé "Installer SPIP". J’y ai lu qu’il existe une procédure d’installation automatique (spip-loader), mais les instructions me paraissaient plus compliquée que pour la procédure manuelle.

J’ai récupéré le fichier zip de la dernière version de SPIP (l’époque cela a dû être la version 1.7 ou 1.8), et j’ai décompressé les fichiers dans un répertoire sur mon disque dur.


Première tentative de transfert des fichiers SPIP sur le serveur

Maintenant, comment installer le SPIP sur le serveur ? Dans le document "Installer SPIP", j’ai lu ceci : "décompactez l’archive sur votre ordinateur dans un répertoire de votre choix, puis transférez le contenu de ce répertoire chez votre hébergeur via FTP." Comme cela. C’était la première fois que je créais un site. Naturellement c’était la première fois que j’ai entendu parlé de FTP. On aurait pu au moins me dire ce que c’est.

Me voilà alors en train de chercher "FTP" sur Google. Cela m’a amené à regarder quelques forums, à la recherche de conseils. C’est peut-être la première fois de ma vie que j’ai été obligé de consulter un forum. J’ai choisi FileZilla comme logiciel gratuit de FTP. Je l’ai téléchargé, et je l’ai installé sur mon ordinateur.

Ensuite j’ai lu ceci dans le document "Installer SPIP" : "Installez l’ensemble des fichiers de SPIP sur votre site … le plus souvent à la racine de votre site, mais ceci n’est pas impératif."

Voici une grande question. Après la décompression j’avais sur mon ordinateur tous les fichiers et répertoires du SPIP, dans un seul répertoire ayant le nom de la version, par exemple : "SPIP-v1-8-2". Est-ce que je devais transférer ce répertoire d’un seul bloc sur la racine du site, ou ouvrir le répertoire, et ensuite transférer l’ensemble des fichiers et des sous-répertoires qui s’y trouvaient ?

Il s’avère que l’on peut faire l’un ou l’autre, et que c’est cela que voulait dire l’expression "ceci n’est pas impératif". Mais ce n’était pas clair. Et en définitive, je pense que c’est mieux de tout installer à la racine, à condition de savoir où est la racine (on y reviendra).

Je me sentais prêt pour une tentative de transfert des fichiers par FTP. Je me suis servi des deux documents suivants pour me guider dans ma première utilisation de FTP :

Le document "Aide Générale" était une bonne introduction au démarrage d’un site. Il a depuis été supprimé. Il est apparemment remplacé sur l’aide d’Ouvaton par une série de petits documents. Y-a-t-il encore un bon document synthétique pour les débutants ?

Le document "Installation / Sauvegarde / Restauration / Mise à jour" (que j’appellerai "ISRM" dans la suite) est particulièrement bien fait et utile. Cependant lui aussi passe sous silence quelques points critiques. Ce document semble avoir été écrit par la personne qui a fait les squelettes Nono, qui sont accompagnés de leur propre documentation assez complète.

Avant de transférer les fichiers, il faut se connecter à l’ordinateur distant, à l’aide des paramètres suivants :

  • hôte (host)
  • utilisateur (login)
  • mot de passe (password)

Le document "Aide Générale" me donnait l’hôte du FTP (l’hôte est actuellement "ftp.ocsa-data.net"). En même temps, le document ISRM me montrait une capture d’écran de FileZilla, où l’on voit des cases à remplir pour : "adresse", "utilisateur", "mot de passe" et "port". Il semblait donc que la case "adresse" dans FileZilla correspondait à "hôte". Cependant le document ISRM donne "ronsard.ac-versailles.fr" comme exemple d’adresse FTP. Le doute s’installe car "ftp.ocsa-data.net" et "ronsard.ac-versailles.fr" ont des structures très différentes, le premier commençant par "ftp", mais pas le deuxième. Le jour où j’ai finalement trouvé la bonne combinaison d’éléments, j’ai pu confirmer que "adresse" dans FileZilla correspondait bien à "hôte".

Les deux documents négligeaient de dire comment renseigner la case "utilisateur" (le login) et le mot de passe. Le problème est que les coordonnées de FTP peuvent être différentes des coordonnées de connexion à son panel, ainsi que des coordonnées de la base de données (mais j’anticipe, car j’étais encore loin de l’étape de création de la base de données MySQL sur le serveur).

J’ai choisi ce qui me semblait être la bonne combinaison de coordonnées, mais le FTP ne marchait pas. J’ai essayé toutes les combinaisons que je pouvais. A chaque fois FileZilla travaillait un peu, et ensuite s’affichait quelque chose comme "échec de la connexion". Je n’ai jamais su quel était le problème. Je sais seulement que cela m’a tellement découragé que j’ai laissé tomber le projet de création d’un site pendant quelques mois.


Deuxième tentative de transfert des fichiers SPIP sur le serveur

A la fin de 2005 j’ai retrouvé assez de courage pour faire une nouvelle tentative. J’ai commencé par revoir tous les éléments qui existaient déjà sur le serveur. J’ai vérifié l’existence de mon espace web et de l’accès FTP. Je pense que j’ai même ajouté la base de données MySQL qui allait servir pour mon site. J’étais prêt à essayer de nouveau de transférer le SPIP.

La phase d’initialisation de FTP était de nouveau assez douloureuse. J’ai encore galéré pour trouver la bonne combinaison de coordonnées pour l’hôte, l’utilisateur et le mot de passe. Par exemple, j’avais créé un espace web "monsite.ouvaton.org", avec le nom d’utilisateur "monsite". Quand le FTP n’a pas marché avec le nom d’utilisateur "monsite", je me suis demandé si le nom d’utilisateur ne devrait pas être en fait "monsite.ouvaton.org". En fin de compte l’utilisateur était bien "monsite".

J’ai finalement trouvé la bonne combinaison de coordonnées, et le FTP a marché. J’ai regardé émerveillé le défilement des messages dans la fenêtre en haut de FileZilla, m’indiquant les noms des fichiers transférés. Cela prend un bon quart d’heure. Quand le transfert était complet, j’ai vu avec bonheur, dans la fenêtre de droite de FileZilla, mes fichiers transférés qui s’affichaient dans les répertoires de mon espace sur le serveur distant.

Le bonheur était de courte durée. J’avais transféré les fichiers et répertoires du SPIP sur ce que je pensais être "la racine" de mon site sur le serveur d’Ouvaton, qui était le répertoire "monsite.ouvaton.org". J’avais remarqué qu’il y avait déjà quelques petits sous-répertoires dans ce répertoire, qui s’appelaient html, php-include et tmp, mais je pensais que cela ne portait pas à conséquence. Pour installer mon SPIP à "la racine", j’ai essayé d’installer les nouveaux fichiers et répertoires à côté de ceux qui y étaient déjà.

Quand Filezilla avait tout transféré sur le serveur, j’ai essayé d’ouvrir et de regarder à l’intérieur de mes répertoires nouvellement installés. Grosse déception. Les répertoires restaient quelques minutes sur le serveur, et ensuite s’évanouissaient, comme des flocons de neige au soleil. Il ne restait sur le serveur distant que les quelques éléments qui s’y trouvaient au début !

Dans les semaines suivantes, j’ai répété la tentative plusieurs fois, avec à chaque fois le même résultat. Mon SPIP ne voulait absolument pas rester sur le serveur distant.

Début 2006, je suis allé sur les forums, pour voir si quelqu’un d’autre à eu le même problème. Rien. De surcroît, j’étais estomaqué par le défilement des utilisateurs avertis dans les forums, chacun posant une question plus savante que la précédente. Mais où sont les débutants ? Manifestement ils n’osent pas s’afficher sur les forums. A quelques exceptions près. J’ai trouvé une question posée par quelqu’un qui avait l’air aussi paumé que moi, et j’ai vu qu’un administrateur lui a envoyé une "réponse en privé". Comme l’adresse mail de cet administrateur apparaissait dans sa réponse au pauvre paumé, j’ai adressé à cet administrateur un message lui expliquant mon problème.

C’est comme cela que j’ai appris que "la racine" de son site sur Ouvaton n’est pas ce qu’on appelle normalement la racine, mais le sous-répertoire suivant : "monsite.ouvaton.org/html" ! On aurait pu m’informer de ce petit détail dans la documentation. Il faut installer son site à l’intérieur d’un sous-répertoire qui s’appelle "html", et ceci en dépit de toute logique, car le logiciel SPIP est un mélange des fichiers du type php avec des fichiers du type html (entre autres). Alors, pourquoi diable ce sous-répertoire s’appelle-t-il "html" ?


Un administrateur d’Ouvaton installe SPIP à ma place

Le gentil administrateur ne s’est pas contenté simplement de répondre à ma question en m’indiquant le chemin de la "racine", il a en plus pris l’initiative de carrément installer le SPIP à ma place. Bien sûr, cela a marché. Mais je ne savais toujours pas comment le faire moi-même.

Il n’empêche, j’avais enfin un SPIP en état de fonctionnement. Je suis allé sur la partie privée de mon site, l’interface de l’administrateur, pour me familiariser avec la création d’articles. J’ai créé une rubrique et deux articles, et je suis retourné sur le site public, pour voir la gueule qu’il avait.


Je veux changer la mise en forme de SPIP

Et bien, sa gueule ne me plaisait pas. Je voulais une mise en forme de site classique, avec une structure fixe de rubriques qui ne bougent pas, et des articles qui affichent le texte de façon simple. Le format de base de SPIP, au contraire, présente des rubriques qui varient et qui changent de place en fonction de variables tels que la date de publication ou le nombre de consultations. Les articles s’affichent du reste pleins de toutes sortes de boîtes secondaires. Et SPIP n’affichent que le début de l’article, suivi d’un lien qui dit : "Pour voir la suite, cliquer ici". Ce n’était pas du tout ce que voulait.

Un ami m’a expliqué que si on n’aime pas la mise en forme, on peut trouver sur internet, et installer sur son site, un autre jeu de "squelettes", plus à son goût. J’ai un peu regardé la liste des squelettes sur les sites SPIP. J’ai également vu que le document que j’appelle ISRM (pour "Installation / Sauvegarde / Restaurant / Mise à jour, SPIP version 1.8.x") explique comment installer des squelettes. Mais tout cela paraissaient encore très compliqué.

J’ai décidé d’étudier SPIP pour voir comment changer la mise en forme moi-même. Dans la documentation sur le site officiel de SPIP, j’ai trouvé le tutoriel "SPIP pas à pas". Ce tutoriel commence avec l’avertissement suivant : "On supposera, pour commencer, que votre base SPIP contient au minimum une rubrique et deux articles publiés." C’était le contenu exact de mon site, et je voulais bien essayer.

Ce tutoriel vous dit de commencer par créer d’abord un petit fichier "tutoriel.php" en utilisant l’accessoire Bloc-notes. On installe ensuite ce fichier à la "racine" de son site (c’est à dire, dans le sous-répertoire "html"). La documentation précise que l’on doit ensuite "le tester dans votre navigateur : http://votresite.net/tutoriel.php3." J’ai mis un peu de temps pour comprendre que je devais taper sur la ligne "adresse" du navigateur une ligne ayant la forme suivante : "http://monsite.ouvaton.org/tutoriel.php3".

Comme prédisait le tutoriel, il y avait un message d’erreur, car il manquait le fichier tutoriel.html. J’ai créé avec Bloc-notes ce deuxième petit fichier, que j’ai transféré sur mon site. Le tutoriel dit : "C’est mieux, n’est-ce pas ?" Ce n’était pas mieux. J’avais toujours un message d’erreur.

J’ai découvert la raison de ce nouvel échec beaucoup plus tard. C’ést simplement que j’avais écrit "tutoriel" avec un "e" dans le nom du fichier php, et que j’avais écrit "tutorial" avec un "a" dans le nom du fichier html ". C’était une toute petite erreur, très facile à corrigé, mais je ne l’ai pas découvert à l’époque. Je savais seulement que cela ne marchait pas pour moi. Le découragement était tel que j’ai mis une nouvelle fois mon site de côté.


Je décide que la création de mon site sera une priorité

Plus d’un an s’écoule. Au mois d’avril 2007, une de mes filles m’a demandé de l’aide pour la mise en forme d’une page sur un blog fournit gratuitement en ligne, qui s’appelle "haut-et-fort". La gestion en ligne de ce blog est nettement plus sophistiquée que la moyenne : il faut ouvrir et modifier des fichiers écrits en html. J’ai essayé de modifier un fichier afin de faire apparaître une bannière apparaisse en haut de la page. C’était l’échec, mais je suis arrivé au moins à faire quelques modifications dans l’apparence de la page.

Enhardi par cette petite session de travaux pratiques, j’ai décidé de voir si je ne pouvais pas modifier la mise en forme de mes pages sur SPIP. J’étais loin de soupçonner que je n’allais rien faire d’autre pendant deux mois.

Pour rendre les choses encore plus complique, c’est à cette époque qu’Ouvaton a entrepris de migrer sur un nouveau serveur. Ils m’ont envoyé des mails affolants, qui donnaient l’impression que je devais faire toutes sortes de choses pour bien assurer la migration de mon site. Enfin de compte, je n’ai rien fait du tout. Comme je n’avais que deux misérables articles et aucun des atours d’un site élégant, la migration s’est faîte tout seul. J’étais juste obligé d’envoyer un mail à un administrateur, pour apprendre à mettre "gloux.ouvaton.coop" dans mon navigateur afin de pouvoir me connecter à mon panel (l’accès par le site public était hors service pendant un temps).


Les squelettes me dépassent

Un ami qui connaissait SPIP m’avait brièvement expliqué que, pour changer la mise en forme des pages, la plupart des créateurs de site utilisent les squelettes des autres, qu’ils trouvent sur internet.

Je suis allé sur les autres sites concernant SPIP, "SPIP-contrib" notamment, où j’ai constaté que de nombreux utilisateurs expérimentés avaient mis leurs propres jeux de squelettes gratuitement à disposition de tout le monde. Mais les descriptions des procédures d’installation m’intimidaient, et je n’avais pas envie d’ajouter encore une couche de complexité supplémentaire sur mon SPIP. En plus, la plupart des créateurs entourent la gratuité de leurs squelettes de quelques précautions : ils veulent qu’on dise qu’on s’est servi de leurs squelettes, ce qui me paraissaient contraignant. Et ce seraient toujours les squelettes des autres, alors que je voulais savoir faire ma propre mise en page.


Je suis les instructions du tutoriel "Spip pas à pas"

Il fallait donc essayer de comprendre comment SPIP marchait. J’ai recommencé le tutoriel "SPIP pas à pas" que j’avais laissé tomber un an avant. Cette fois-ci j’ai écrit "tutoriel" correctement dans les deux fichiers : tutoriel.php3 et tutoriel.html. J’ai suivi méthodiquement les instructions du tutoriel, en modifiant les petits fichiers comme indiqués, et en les transférant à chaque fois sur le serveur d’Ouvaton avec le logiciel de FTP Filezilla.

Je suis arrivé à la fin du tutoriel. J’avais appris comment fonctionnent les fichiers php3 avec les fichiers html, et comment lancer les fichiers php3 à partir de la ligne d’URL du navigateur. J’avais même commencé à comprendre comment fonctionne la programmation de boucles en "langage" SPIP. Mais à mon étonnement, après avoir suivi les instructions de ce tutoriel je n’avais toujours la moindre idée comment modifier la mise en forme de mes articles dans SPIP. La raison en est que ce tutoriel ne concerne que php3 et le "langage" SPIP, et aucunement l’utilisation d’html. Quand on connaît bien la différence, cela semble si évident que l’on ne voit même pas la nécessité de le dire. Mais comme j’étais un vrai débutant, j’aurais eu besoin qu’on me le dise.

J’avais cependant compris que chaque fichier php3 faisait marcher un fichier html, et notamment que le fichier article.php3 faisait marcher le fichier article.html. J’ai également appris par hasard que l’application WordPad présentait les fichiers html d’une façon beaucoup plus net et lisible que l’accessoire Bloc-notes.

J’ai donc ouvert le fichier article.html avec WordPad, afin d’y jeter un coup d’œil. Ce que j’ai vu me rappelait ce que j’avais vu avec ma fille dans les fichiers de mise en forme du blog "haut-et-fort". J’ai fait quelques tentatives de modifier ce fichier "article.html" dans le but de produire une mise en page qui me plaisait plus. J’ai notamment essayé de supprimer quelques cases ayant un contenu spécifique dans la mise en page, en supprimant les parties correspondantes du fichier html. J’ai transféré le fichier "article.html" sur le serveur distant avec FTP. Les cases avaient bien disparu, mais toute la page s’est trouvée complètement chamboulée.

Quelle était donc la procédure pour modifier une mise en forme dans SPIP ? J’ai survolé la rapidement la documentation en ligne, mais ce point tellement fondamental semblait manquer.

Je pense que c’est à ce moment que j’ai trouvé sur un forum SPIP un article intitulé "Je ne comprends rien aux squelettes et l’insertion des articles", où un utilisateur frustré a écrit ce qui suit :

    Je ne comprends rien à SPIP. Je voudrais refaire mon site mais je ne comprends rien aux squelettes. J’ai beau relire et relire je n’y comprends rien.

La lecture de ce cri de détresse d’un de mes semblables m’a mis du baume au cœur.


J’installe EasyPHP en local

Je me suis souvenu d’avoir lu quelque chose dans la documentation concernant l’installation de SPIP "en local." Comme beaucoup de contributeurs des forums semblaient l’avoir fait, et comme j’étais bloqué par ailleurs, j’ai décidé d’essayer de le faire.

J’ai vu qu’EasyPHP était un logiciel gratuit téléchargeable. J’ai téléchargé le logiciel, et j’ai suivi les instructions dans le document qui s’intitule "Utiliser SPIP avec EasyPHP". Après avoir installé EasyPHP, j’ai lu ceci dans la documentation : "le point rouge de l’icône d’easyphp à côté de l’horloge dans la barre des tâches doit clignoter". Et bien sûr, mon point rouge ne clignotait pas.

J’ai ensuite lu ceci : "Que faire si ça ne clignote pas ? Faîtes un clic droit sur l’icône, vous devez voir apparaître l’option Démarrer. Cliquer dessus."

J’ai essayé, mais l’option Démarrer était grisée, ce qui m’empêchait d’y cliquer. J’ai lu ceci : "Il se peut que cette option soit grisée et donc inactive. Dans ce cas, cliquez sur ’quitter’ et relancer easyphp." Ce que j’ai fait. Mais quand j’ai relancé EasyPHP l’option Démarrer restait grisée.

Par la suite EasyPHP a toujours bien fonctionné, et la cause de ces problèmes au démarrage d’EasyPHP reste un mystère. A l’époque je pensais que j’avais dû oublier quelque chose. En regardant sur internet, j’ai compris qu’EasyPHP fonctionne avec un serveur Apache, le langage PHP et la base de données MySQL. J’ai alors déduit qu’il me manquait la base de données MySQL sur mon poste.

Il n’en était rien. EasyPHP simule l’environnement MySQL aussi bien qu’Apache et PHP. Il est livré "tout compris," et on n’a besoin de rien ajouter. Mais ne le sachant pas, j’ai procédé à l’installation sur mon poste d’une version de MySQL téléchargée à partir d’internet.

J’oublie comment, mais j’ai fini par comprendre que cette installation supplémentaire de MySQL ne servait à rien, et je l’ai supprimée. Entre temps, EasyPHP s’est mis à marché correctement sur mon poste.


J’installe SPIP 1.0.4 en local avec EasyPHP

Afin d’apprendre plus facilement le fonctionnement "interne" du SPIP, j’ai cherché la version la plus ancienne de SPIP disponible sur le site officiel de SPIP. J’ai trouvé la version 1.0.4. (Depuis, j’ai retrouvé une version encore plus ancienne, la version 0.99.)

Je me suis dit qu’une version primitive serait plus simple d’utilisation qu’une version dernier cri. Il s’est avéré par la suite que j’avais raison. Il manquait à cette version ancienne les CSS (Cascading Style Sheets), qui représentent une couche supplémentaire de complexité. Dans la version 1.0.4 toute la mise en forme est réalisée directement dans les fichiers html eux-mêmes, ce qui rend la mise en forme beaucoup plus simple à comprendre pour un débutant.

J’ai décompressé la version 1.0.4 de SPIP sur mon disque dur. J’ai fait démarrer EasyPHP, le petit bouton rouge de mon EasyPHP clignotait, et j’étais prêt pour l’installation. Mais on peut "transférer" le SPIP sur le serveur simulé sans même démarrer EasySPIP. Le répertoire "racine" sur le "serveur" locale est en fait un répertoire sur son disque dur, à l’intérieur des répertoires du programme EasyPHP. L’adresse de cette "racine" du site est le suivant :

    C :/Program Files/EasyPHP/www

J’ai ainsi déplacé les fichiers et répertoires décompressés de mon SPIP directement dans un sous-répertoire de la "racine" du serveur simulé. Le chemin de ce sous-répertoire était le suivant :

    C :/Program Files/EasyPHP/www/SPIP-v1-0-4

Une fois les répertoires et les fichiers de SPIP placés dans le répertoire ci-dessus, j’étais prêt à essayer d’installer le site. Il faut se rappelait que je n’avais obtenue la première installation d’un SPIP dans Ouvaton que grâce à l’intervention d’un administrateur (voir ci-dessus).

J’ai fait un clic-droit sur la petite icône en bas de l’écran à droite, qui contenait le petit bouton rouge clignotant, pour ouvrir le menu d’EasyPHP.. J’ai sélectionné "web local" pour simuler le fonctionnement d’un site sur un serveur Apache, et j’ai vu s’ouvrir mon navigateur par défaut (c’est Mozilla Firefox). Le navigateur affichait l’adresse suivante :

    http://hppav/

La page d’accueil du "web local", qui s’intitule "Index of", ne contenait qu’un seul répertoire (pour l’instant), nommé"SPIP-v1-0-4". J’ai cliqué sur ce lien, et mon navigateur affichait l’adresse suivant :

    http://hppav/SPIP-v1-0-4/

En dessous de l’adresse, la page principale du site affichait le message suivant :

    "Site en Travaux"

Je savais déjà que pour faire démarrer l’installation, il faut taper dans son navigateur l’adresse suivante :

    http://hppav/SPIP-v1-0-4/ecrire

Cela m’a donné la première page de l’installation, demandant l’adresse de la base de données, le login de connexion, et le mot de passe. Pour ces questions, le document "Utiliser SPIP avec EasyPHP "n’est d’aucune aide. Il s’arrête à l’écran d’accueil pour l’installation de SPIP, c’est à dire, avant que le système d’installation ne demande le login. Ce document vous renvoie pour la suite à un article dont l’adresse n’existe plus.

J’ai consulté Google, et j’ai trouvé un article posté sur le site SPIP-Contrib, intitulé "Utiliser SPIP en local". Cet article fournit les informations qui manquaient. Dans EasyPHP il faut renseigner les champs de la manière suivante :

  • serveur : localhost
  • utilisateur : root
  • laissez à vide le mot de passe

Pour l’installation de la base de données, EasyPHP vous facilite ensuite la tâche, en proposant de crée lui-même la base nécessaire. (Sur un serveur distant, il faut crée la base de données avant de démarrer l’installation de SPIP, et fournir ensuite les informations permettant au programme d’installation de se connecter à la base de données.) J’ai cliqué sur le nom suggéré pour la base de données, et j’ai rempli soigneusement les tableaux qui se sont succédés, jusqu’à l’apparition d’un écran annonçant : "L’installation a réussi."

Après l’orage, l’arc-en-ciel. J’ai utilisé mes nouveaux identifiants pour passer vers l’espace privé, et j’étais à l’intérieur de mon SPIP en local. Il y aurait d’autres orages par la suite, mais à ce moment-là je me suis senti apaisé.


J’essaie de trouver des logiciels plus legers que SPIP

J’avais mon SPIP installé en local, mais le problème de mise en forme restait entier. J’ai fait encore des tentatives pour modifier le fichier "article.html". Le résultat des quelques petits changements que j’ai apportés à ce fichier était que toute la présentation à l’écran s’est trouvée complètement bousillée.

Ces petites manipulations m’ont cependant permis de comprendre les avantages qu’on peut tirer de l’utilisation d’EasyPHP. Pour modifier n’importe quel fichier php3 ou html, il suffisait d’aller directement dans le répertoire "www" d’EasyPHP avec mon Explorateur Windows, d’ouvrir le fichier avec WordPad, et de le modifier. On évite toutes les tâches supplémentaires de transfert des fichiers modifiés sur le serveur distant avec un logiciel de FTP.

EasyPHP m’a ainsi permis de tester très facilement l’effet de toutes sortes de changements dans les fichiers php et html, mais la mise en forme de SPIP me posait toujours autant de problèmes. Je me suis dit que SPIP était trop compliqué à configurer. Il devait y avoir des logiciels de site plus faciles d’utilisation.

J’ai fait des recherches sur Google. En faisant ces recherches, j’ai appris que SPIP est ce qu’on appelle en anglais un CMS, pour "Content Management System" ("système de gestion de contenu" en français). SPIP permet de gérer une grande quantité d’articles rédigés par un ensemble d’auteurs (il est utilisé notamment par le site du Monde Diplomatique). Mais j’étais tout seul, pourquoi aurais-je besoin d’un logiciel aussi puissant ? Il devait y avoir des solutions plus simples.

Mes recherches m’ont amené à Dotclear, un logiciel de blog réputé facile d’utilisation. J’ai décidé de mettre à profit ma nouvelle connaissance d’EasyPHP pour installer Dotclear "en local".

J’ai téléchargé et décompressé Dotclear. J’avais cependant un doute : peut-on installer deux logiciels à la fois dans EasyPHP ? J’ai pris le risque de mettre les répertoires et les fichiers de Dotclear dans le sous-répertoire "www" d’EasyPHP, à côté de ceux de mon SPIP. Le chemin du répertoire de Dotclear était donc le suivant :

    C :/Program Files/EasyPHP/www/dotclear

J’ai fait un clic-droit sur la petite icône d’EasyPHP en bas de l’écran à droite, et j’ai sélectionné "web local". Mon navigateur s’est ouvert, et j’ai vu une petite liste comprenant les deux sites. On peut en fait installer dans EasyPHP autant de sites qu’on veut, chacun avec son répertoire dans "www".

J’ai cliqué sur le lien Dotclear. L’écran qui s’affichait annonçait que le site n’était pas configuré. Pour lancer le programme d’installation, j’ai tapé ceci dans mon navigateur :

    http://hppav/dotclear/install

J’ai suivi les procédures en utilisant les même identifiants que pour mon SPIP, et cela a marché !

Je suis allé dans l’espace privé de Dotclear, où j’ai rédigé un premier article. J’ai parcouru rapidement la documentation. Je n’ai rien trouvé qui m’indiquait comment modifier la mise en forme. D’ailleurs, je voulais un vrai site avec une structure permanente des articles, non pas un blog où les articles sont simplement classés en ordre chronologique. Dotclear ne m’apportait rien de plus que SPIP.

J’ai fait d’autres recherches sur Google, pour trouver un logiciel plus facilement configurable. J’ai trouvé beaucoup choses intéressantes, mais rien qui semblait être plus facile à configurer.


Je regarde les bases de données dans EasyPHP

Dans le menu d’EasyPHP, je savais maintenant sélectionner "Web local" pour simuler le fonctionnement des logiciels de site écrits en php3 et html. J’ai rapidement découvert qu’on peut également sélectionner "Administration" pour regarder les bases de données associées aux sites. Au milieu de la page "Administration" se trouve un bouton marqué "PhpMyAdmin". C’est le nom d’un logiciel de gestion de bases de données MySQL.

J’avais déjà cliqué 2 ou 3 fois sur "PhpMyAdmin" sur mon panel Ouvaton. En donnant le bon login et mot de passe (j’avais parfois du mal à retrouver le bons), j’avais pu regarder la base de données pour mon petit site SPIP en ligne. Je savais donc que cet accès aux bases de données existait, mais je n’avais pas essayé de regarder plus loin.

J’ai découvert que dans EasyPHP, l’interface PhpMyAdmin me donnait accès aux deux bases de données, l’une pour mon SPIP et l’autre pour mon dotclear. Même les données étaient là ! J’ai retrouvé par exemple dans les tables les titres de mes articles. Mais le texte de tous les articles cependant était remplacé par les caractères suivants : [BLOB]. Cette simplification sert probablement à allèger l’opération d’EasyPHP. Dans les vraies bases de données MySQL, on y trouve tout le texte de chaque article, même quand l’article est très long.


Je suis les instructions d’un tutoriel PHP

En faisant mes recherches sur internet, j’avais trouvé un document intitulé "Tutorial PHP - MySQL".

J’ai décidé de suivre les instructions de ce tutoriel, car je pensais qu’en apprenant php je comprendrais enfin comment modifier la mise en forme de mon site. Il n’en était rien, car la mise en forme est uniquement une question d’html, et non pas de php. J’estime cependant que ce tutoriel m’a été utile, en me montrant ce que l’on peut, et ce que l’on ne peut pas, faire avec php.

J’ai téléchargé la version pdf du tutoriel, et je l’ai imprimé. En même temps, j’ai fait "sélectionner tout" à l’intérieur du fichier pdf, suivi d’un "copier" dans le pdf et d’un "coller-sans-mise-en-forme" dans un fichier Word. Cela m’a permit par la suite de copier du fichier word les petits "scripts" du tutoriel afin de les coller dans des fichiers créés avec WordPad. Cela m’a évité d’avoir à les taper.

J’ai parcouru ce tutoriel PHP au pas de course, lisant le texte superficiellement, mais essayant tous les "scripts". J’ai mis ces scripts directement dans le répertoire "www" d’EasyPHP, afin de pouvoir les appeler avec mon navigateur. Par exemple, quand j’avais mis mon le premier script "variables.php" dans le répertoire "www", j’ai tapé ceci dans mon navigateur pour l’exécuter :

    http://hppav/variables.php

Ce qui m’a posé le plus de problèmes avec php était l’utilisation des guillemets pour afficher les valeurs des variables. Il y avait également des "scripts" que je ne suis pas parvenu à faire marcher correctement, mais je ne me suis pas attardé sur eux.

Ce tutoriel introduit non seulement PHP, mais également des éléments d’html et de MySQL Quand je l’ai terminé, je comprenais beaucoup mieux les relations entre ces trois programmes. Je comprenais que l’on peut faire un site uniquement avec ces outils de base, sans avoir besoin ni de SPIP, ni de Dotclear, ni d’aucun autre "CMS". J’en parlais à des amis. On m’a expliqué qu’on peut même faire un site "statique", uniquement avec des fichiers html. Dans chaque fichier HTML un ou plusieurs liens vers d’autres fichiers html permettraient de naviguer dans le site. En fait, au début de l’internet tous les sites marchait de cette façon. Apparemment un logiciel comme Dreamweaver ne fait que créer des pages html. On m’a également dit qu’on peut même sauvegarder des fichiers Word sous le format html, et les mettre directement sur internet.

Je prévoyais à un moment donné de laisser tomber SPIP, et de construire un petit site tout simple, en me servant uniquement de php et de html.


Je suis les instructions d’un tutoriel NVU

En réfléchissant, j’ai réalisé que ce serait quand même ambitieux pour un débutant comme moi d’écrire tout un site en php, avec un stockage des données dans une base mysql. J’ai caressé l’idée de m’acheter le logiciel Dreamweaver, et de faire comme tant d’autres personnes, en produisant simplement des pages en html. Ensuite j’ai eu l’idée de chercher sur internet s’il n’y avait pas un logiciel gratuit qui faisait la même chose.

Ce que j’ai trouvé comme l’équivalent gratuit de Dreamweaver était NVU (également écrit N/VU). J’ai téléchargé le logiciel à partir du site "01net" et le tutoriel "N/VU Standard à partir du site de Framasoft. J’ai lu quelque part que l’auteur de NVU, Daniel Glazman, avait décidé de ne pas maintenir le développement de NVU, afin de se consacrer au développement de Composer2 (qui doit faire la même chose mais en mieux). Ainsi je n’étais qu’à moitié surpris de trouver de nombreux bugs dans NVU. Il en existe apparemment un "bug fixe release", développé par d’autres informaticiens, sous le nom de "Komposer", mais je n’ai pas essayé de le trouver.

NVU m’a été indispensable pour comprendre le code des fichiers html de SPIP. Normalement on n’a que deux façons de regarder un fichier html. Soit on regarde le fichier html brut avec bloc-notes ou wordpad, et on ne voit que du code. Soit on regarde le résultat du code dans son navigateur, et on ne voit que ce qui sera affiché sur internet. NVU permet un affichage intermédiaire, qui montre le texte du code, mais disposé à l’écran dans les mêmes blocs que quand on regarde le fichier dans le navigateur. On voit à l’oeil quel code est associé à quel bloc.

J’ai suivi consciencieusement les instructions du tutoriel NVU, à une exception près. Le tutoriel voulait que je tape à la main le long exemple de texte à formater, mais je n’en voyais pas la nécessité. J’ai encore copié le texte du pdf dans un fichier word, et de là dans WordPad, pour en faire mon fichier html.

On est censé pouvoir utiliser NVU pour créer des pages html, qu’on mettrait ensuite sur son site. Mais j’ai découvert que NVU crée un code html un peu trop compliqué, et je ne l’ai jamais utilisé pour créer des pages web. Je l’ai utilisé surtout pour regarder le résultat du code html des fichiers du SPIP, pour les comprendre.

Avec NVU j’ai travaillé exclusivement en local. Après avoir développé un fichier html, pour voir le résultat il suffit de le regarder avec son navigateur, sans même être connecté à internet. Par exemple, en suivant les instructions du tutoriel de NVU j’ai créé un fichier "mapage.html", que je modifiais sans cesse. J’avais sauvegardé ce fichier sur mon disque dans le répertoire "C :/tutoriel NVU". Dans mon navigateur, j’allais au menu "fichier – ouvrir un fichier" pour ouvrir le fichier "mapage.html". L’adresse qui s’affichait dans le navigateur était :

    file :///C :/tutoriel%20NVU/mapage.html

Dans cette adresse, l’espace entre les mots "tutoriel" et "NVU", dans le nom du répertoire "tutoriel NVU", est remplacé par le code html pour un espace, à savoir par "%20".

Ce procédé m’a donné l’idée d’essayer d’utiliser mon navigateur pour y afficher directement le code html de cette page. Mon intuition m’a guidé au menu "Affichage" de mon navigateur, où j’ai trouvé la commande "Code source de la page". J’ai cliqué, et tout le code html de la page s’affichait à l’écran !

J’ai suivi les instructions du tutoriel NVU jusqu’à la fin du troisième exercice, mais sans aller jusqu’à l’étape suivante, qui était "exporter une feuille de style". Le tutoriel NVU m’a surtout incité à aller plus loin dans la connaissance de html. Je pouvais remettre à plus tard la connaissance des feuilles de style


Je commence finalement à modifier les fichiers html de SPIP

A cette époque je suis tombé par hasard sur une page de forum qui m’a fourni une information essentielle concernant les fichiers de SPIP.

Une question absconse a été posée par l’internaute "telemarq" le 5 août 2006. Je n’ai toujours pas compris cette question, pas plus que la réponse. Mais dans la réponse de Nicolas Krebs j’ai lu ceci : "La page d’accueil est créé avec le squelette dist/sommaire.html". (A noter cependant que les fichiers html se trouvent dans le sous-répertoire "dist" seulement dans les versions plus récentes de SPIP. Dans la version 1.0.4 de SPIP que j’avais installée dans EasyPHP, les fichiers html sont encore directement à la racine du site, avec les fichiers php3.)

Enhardi par ma nouvelle compréhension d’html, je vouais à essayer de nouveau à modifier les fichiers html du SPIP que j’avais installé dans EasyPHP, en commençant par ce fichier "sommaire.html".

Avant de me lancer, je ressentais cependant le besoin d’étoffer encore mes connaissances en matière d’html, qui étaient encore rudimentaires. J’en avais appris des bribes avec les tutoriels de PHP et de NVU, mais l’idée d’étudier html en lui-même m’avait toujours intimidé. J’ai enfin compris qu’il fallait bien passer par là.

J’avais trouvé un tutoriel HTML qui me paraissait simple, intitulé "Apprendre le langage Html". J’ai suivi les instructions dans ce petit tutoriel du début jusqu’à la fin. J’ai encore utilisé mon navigateur pour regarder les fichiers html uniquement sur mon poste en local, sans être connecté à internet. J’ai appris à mettre en forme les caractères, à faire des listes et des tableaux, à créer des liens, à attacher des images. J’ai même appris à faire des frames (fenêtres multiples), mais j’ai par la suite soigneusement évité d’utiliser des mises en forme aussi compliquées.

J’étais prêt à essayer de modifier le fichier "sommaire.html" dans mon SPIP dans EasyPHP. J’ai ouvert le fichier "sommaire.html" qui se trouvait sur mon poste au chemin suivant :

    C :/Program Files/EasyPHP/www/SPIP-v1-0-4/sommaire.html

J’ai fait un petit changement dans ce fichier, et j’ai ouvert EasyPHP pour regarder le résultat sur mon site SPIP simulé en local. Eh bien, il n’y avait aucun changement dans la page du sommaire qui s’affichait dans mon navigateur !

Cela s’explique par l’histoire de la "cache". Le logiciel de SPIP est conçu pour construire les pages en cherchant tous les éléments, tels que le titre, l’auteur et le texte d’un article, dans la base de données, avant de les afficher avec la mise en forme du fichier html correspondante. Tous ces calculs consomment beaucoup de temps. Pour éviter à recalculer chaque page chaque fois qu’un visiteur la regarde, SPIP stocke les pages vues récemment dans une "cache", d’où il les reprend sans refaire les calculs. Les pages dans la cache sont mis à jour périodiquement, par exemple tous les 24 heures. (Pour plus d’informations concernant la cache voir l’article "Principe Générale" sur le site officiel de SPIP.)

Ainsi quand on fait des changements dans un fichier SPIP, ils ne seront visibles que quand la cache est mise à jour, ce qui pourrait être 24 heures plus tard ! SPIP fournit néanmoins une fonction permettant la visualisation immédiate des changements effectués. Il faut aller dans l’espace privé du site, et activer le cookie de re-calcul de la page. Quand on regarde la page avec le cookie activé, on y trouve un bouton "Recalculer cette page", qui n’était pas là avant. On clique sur ce bouton, la page est recalculée, et on voit les changements qu’on vient d’effectuer.

Ainsi en travaillant en local avec EasyPHP je pouvais modifier le fichier "sommaire.html" à ma guise, et voir immédiatement l’effet de ces changements sur l’affichage de la page dans mon navigateur.

Quand j’avais du mal à comprendre les rapports entre le code du fichier html et la page qui en résultait dans mon SPIP, je regardais le fichier html avec NVU. Par exemple, j’ouvrais NVU, et j’allais au menu "fichier – ouvrir un fichier" pour ouvrir "sommaire.html". En ce cas NVU ouvre le fichier html sans passer par SPIP. Les variables de SPIP, tels que #TITRE (titre de l’article) ou #NOM (nom de l’auteur), ne sont pas remplacées par des valeurs (le titre ou le nom), mais s’affichent tels quels. Ainsi le fichier "sommaire.html" vu par NVU contient partout des expressions commençant en "#" : #DATE, #TITRE, #NOM, etc.

J’ai travaillé intensivement sur la modification de la mise en forme des 4 pages suivantes :

  • sommaire.html : la mise en forme de l’accueil du site (j’ai mis ici le texte de l’article n° 1)
  • article.html : la mise en forme des articles
  • rubrique.html : la mise en forme des rubriques
  • plan.html : la mise en forme du plan du site

J’ai passé plusieurs semaines sur ce travail avant d’obtenir à peu près la mise en forme que je voulais.


J’approfondis ma connaissance de SPIP

Pendant le temps que j’ai mis pour développer la mise en forme des 4 fichiers html, j’ai approfondi ma connaissance de SPIP. J’ai commencé à écrire des articles que j’ai mis en ligne sur le site en local dans EasyPHP. J’ai mieux appris comment mettre le texte des articles en forme (pour cela SPIP fourni un autre jeu de formattage que le html), comment les "publier", et plus généralement comment se servir de l’interface de l’espace privé.

J’ai appris à faire un fichier de sauvegarde du contenu du site. J’ai suivi les instructions dans le document ISRM ("Installation / Sauvegarde / Restauration / Mise à jour"). Ce document présente deux façons de faire une sauvegarde : soit dans l’espace privé du site SPIP, soit en sauvegardant directement la base de données. J’ai réussi à faire une sauvegarde à partir de l’espace privé du site. J’ai l’impression qu’on ne peut pas faire une sauvegarde de la base données dans EasyPHP. Comme EasyPHP est un logiciel de simulation de ce qui se passe sur internet, il doit en quelque sorte simuler la base de données, et n’offre pas toutes les fonctionnalités d’une vrai base MySQL.


Je crée sur Ouvaton un espace pour mon nouveau site SPIP

Je suis entré dans la dernière ligne droite.

Sur Ouvaton, j’ai achète de l’espace disque supplémentaire, pour le cas où mon nouveau site risquait de prendre trop de place sur le serveur.

J’ai créé un nouvel espace, que j’appellerai "monsite". (J’ai laissé tel quel mon premier petit site SPIP sur Ouvaton, avec son unique rubrique et ses deux articles.)

J’ai créé une nouvelle base de données, que j’appellerai "02178_monsite". (Mon panel Ouvaton m’a obligé à mettre le "02178" comme préfix au nom de la base de données ; je ne sais pas pourquoi.)

J’ai également achète un DNS Gandi "monsite.net". (J’ai fait une tentative pour lier ce DNS à mon site, mais je l’ai fait d’une façon apparemment bizarre, et mon site fonctionne toujours en sous-domaine, avec l’URL "monsite.ouvaton.org".)

J’ai utilisé mon logiciel de FTP pour transférer SPIP version 1-0-4 sur le serveur, dans l’espace "monsite" (en faisant attention de le mettre dans le sous-répertoire "html"). J’ai tapé dans mon navigateur la ligne suivante :

J’ai vu s’afficher correctement la page d’accueil d’un site SPIP avant l’installation et la configuration, à savoir :

    "Ce site est en travaux - revenez plus tard"

J’ai ensuite tapé dans mon navigateur la ligne suivante :

Et là, rien. Il n’y avait même pas de message d’erreur. Il ne se passait strictement rien. Je me suis déconnecté avant de me reconnecter et d’essayer de nouveau, plusieurs fois La commande "écrire" ne fonctionnait pas.

J’ai envoyé un mail à un administrateur d’Ouvaton, qui ne pouvait pas expliquer pourquoi le SPIP 1-0-4 ne fonctionne pas. La version est peut-être trop ancienne, et donc incompatible avec les paramètres actuels d’Ouvaton ?

J’ai supprimé sur le serveur les fichiers de SPIP v1.0.4, et j’ai transféré sur "monsite" les fichiers de SPIP v1.8.2. J’ai pu vérifier que la commande "écrire" fonctionnait. Mais mon problème était maintenant que le site que j’avais déjà développé sur mon poste en local, sous EasyPHP, tournait sous SPIP v1.0.4, non pas sous SPIP v1.8.2.


Je transfère mes données de SPIP v1.0.4 à SPIP v1.8.2

Il fallait donc essayer de transférer dans un nouveau site SPIP v1.8.2 les données d’un site existant sous SPIP v1.0.4. Pour ce faire, j’ai installé en local avec EasyPHP un nouveau site SPIP v1.8.2. Pour effectuer la mise à jour, j’ai suivi les instructions dans le document ISRM. Mais j’ai lu les instructions trop vite, et je n’ai pas vu qu’il fallait taper l’url suivi de mot "/ecrire/". J’avais donc essayé simplement de récupérer dans SPIP v1.8.2 les données sauvegardées à partir de SPIP v1.0.4 (le fichier "dump.xml"). Cela n’a pas marché : j’ai eu message m’informant qu’il manquait un fichier. Mais je suis arrivé au même résultat par un autre biais. Je pense que j’ai réinstallé SPIP v1.8.2 en le connectant à la base de données existante du SPIP v1.0.4.

Il fallait également transférer dans le SPIP v1.8.2 les quatre fichiers html que j’avais modifié dans le SPIP v1.0.4. J’ai alors remplacé par mes fichiers html modifiés les fichiers du même nom qui se trouvaient dans le répertoire "dist" du SPIP v1.8.2. A mon grand soulagement ces fichiers sont passés dans le SPIP v1.8.2 comme une lettre à la poste. La mise en forme de mon nouveau site sous SPIP v1.8.2 était désormais identique à celle de mon ancienne site sous SPIP v1.0.4.


J’installe sur Ouvaton mon site sous SPIP v1.8.2

Tout était prêt. Je n’avais qu’à installer le site SPIP v1.8.2 sur Ouvaton, et d’y récupérer les données du site que j’avais développé en local.

Mais jusqu’au bout, j’ai foiré tout ce que je pouvais. J’ai pataugé pour retrouver la bonne adresse de la base de données MySQL, et le bon mot de passe pour y accéder. A l’étape suivante, la page d’installation de SPIP me demandait si je voulais utiliser une base de données existantes, ou laisser SPIP créer la nouvelle base de données "spip". J’ai essayé d’indiquer que je voulais la base de données existantes "monsite", mais le résultat était un échec. Alors, d’accord, j’ai indiqué à SPIP qu’il pouvait me créer une nouvelle base de données. Encore l’échec.

Je suis aller dans MySQL, où je n’ai trouvé que la seule base de données "monsite". Je l’ai supprimé. J’ai essayé l’installation de nouveau, en indiquant que je voulais que SPIP me crée une nouvelle base de données. Encore l’échec.

J’étais fatigué et paniqué. Et je faisais encore mal la distinction entre l’espace de la base de données dans MySQL, et la base elle-même. Le lendemain, après une nuit de repos et avec les idées plus claires, j’ai essayé de nouveau. J’ai re-créé la base de données MySQL sur Ouvaton, et j’ai lancé la procédure d’installation de SPIP. Cette fois-ci j’ai correctement renseigné les formulaires, et le site s’est installé comme il faut.

J’ai ensuite récupéré dans ce nouveau site SPIP v1.8.2 sur Ouvaton, les données du mon site SPIP v1.8.2 sur EasyPHP. Le tour était joué.


Conclusions

Plus de 2 ans après avoir commencé, j’avais enfin en ligne un site SPIP avec la mise en forme que je voulais (ou presque). Ce site, auquel j’ai ajouté beaucoup d’articles depuis son initialisation, est le suivant :

Convivial Tools

Mon expérience douloureuse soulève pas mal de questions. Combien d’autres personnes ont des expériences comme la mienne ? Pourquoi est-il si difficile d’apprendre à créer un site avec SPIP, malgré l’existence d’une documentation foisonnante ? Que pourrait-on faire pour améliorer la situation ?

Je mets en ligne cet article en espérant contribuer au débat, et éventuellement pour aider d’autres débutants qui essaient de suivre le même chemin.

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